Les Chroniques de Shannara

les-chroniques-de-shannaraUne fois n’est pas coutume, voici une série plutôt sympathique à regarder en passant. Loin des monts et merveilles que peuvent nous procurer d’autres œuvres actuellement aux panthéon des séries, Les Chroniques de Shannara font le taf et le font bien.

Cette première partie sera dédiée à la critique simple de la série. Je reviendrais dans un prochain article sur le « Season final ».

Adaptée depuis une série de romans éponyme dont le premier date de 1977, écrit par Terry Brooks, Les Chroniques de Shannara nous narrent l’histoire d’un monde d’elfes, d’humains, de nains, de gnomes et de trolls, des milliers d’années après la disparition de notre propre civilisation.

Durée : 10 épisodes de 40min

Au programme, nous avons donc des bâtiments des Hommes (qui sont distingués des humains dans la série) sur lesquelles se sont construites d’autres civilisations, de la magie, des démons et un arbre. Plus fort encore, la plupart des espèces sont des descendantes des humains. Si dans un premier temps ce monde nous parait intéressant, notamment pour savoir comment on a terminer, quels sont les impacts de nos actions sur le monde des milliers d’années plus tard, force est de constater que la série ne remplie pas vraiment ce rôle. Tout est très survolé, parfois incohérent, mais ce n’est pas spécialement le propos principal. Les protagonistes ne font que vivre ici, de la même manière que si nous croisions des ruines antiques de partout. On en verrait tellement qu’on en aurait plus rien à secouer.shannara-ruines

Au final, reste l’histoire principale plutôt intéressante même si la ressemblance avec le Seigneur des Anneaux est plus que flagrante :

  • Un premier groupe de personnes déplace un objet défini dans un endroit précis
  • Un second groupe s’occupe de la défense de la cité

Et les ressemblances ne s’arrêtent pas à l’histoire, le style visuel est également très présent, avec Arborlon, la ville elfe, qui est presque une copie de Minas Tirith des films de Jackson. Cela dit, la magie est bien plus tangible que dans l’oeuvre de Tolkien, avec des mages qui se balancent de vraies bastos dans la tronche et plus deux vieux croulant qui virevoltent dans les airs.

Le casting s’offre même John Rhys-Davies, l’interprète du nain Gimli du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson, pour jouer… le Roi des Elfes. Il fallait oser.

Alors avec le début de cet article ou pourrait croire qu’il s’agit d’une copie mal faite du cultissime Seigneur des Anneaux (fan de Tolkien et Jackson confondus), mais ce serait fauter que de s’arrêter là.

Les personnages sont intéressants (bien que peu exploités pour certains dans la saison 1) avec leurs enjeux individuels qu’ils vont avoir beaucoup de mal à mettre de côté pour accepter la quête qui leur est dévolue. Je trouve le casting principal un peu jeune ce qui fait pencher la série du côté « littérature jeunesse », mais en 1977 je ne suis pas certain que cette chose était ne serait-ce qu’un concept.

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Le scénario est assez imprévisible dans les petites lignes avec des retournements de situation à foison (peut-être trop dans certains épisodes) avec des personnages inconstant, faibles, troublés, d’autre qui sont parfaitement sûr de leur tâche au point d’en devenir un trouble pour les autres. C’est un point fort dans la plupart des cas, mais le Season Final est assez déroutant et remet beaucoup de choses en question.

Le soin apporté aux décors, aux costumes et à l’ambiance est assez extraordinaire pour une série dès sa première saison. Il y a du budget, et ça se voit.

Je termine avec une anecdote, la série est créée par Alfred Gough et Miles Millar, les papas de Smallville… pour le pire et le meilleur.

Au final j’ai plutôt apprécié cette courte saison 1 qui me donne envie de voir la suite sans pour autant créer une attente incommensurable.

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