GM story

Être maître de guilde (GM) n’est pas une partie de plaisir, beaucoup de choses à gérer, la banque, les raids, les joueurs… De plus en plus de guilde voient le jour alors que Cataclysm s’annonçait comme une épuration des petites guildes via le système de niveaux, certaines sont justifiés, d’autre juste histoire « d’être GM ». Bienvenu dans ma GM story.

Les débuts

Je ne peux bien évidemment pas aborder ce sujet sans parler de moi. J’ai forgé ma guilde sur mon expérience personnelle et pour plusieurs raisons, afin de comprendre, remontons dans le temps…

10 décembre 2007, encore étudiant, je m’emmerdais profondément dans mon studio. Fan d’informatique et de jeu vidéo, j’ai cherché quelques jeux puis j’ai testé World of Warcraft sur un serveur privé (bouh pas bien). Blizzard tolère les serveurs privés (gratuit) simplement car ca leur apporte des joueurs, ces serveurs étant bugués (pas de quêtes d’escortes, pas de raid) et à durée de vie limitée, les joueurs assidus s’installeront sur les serveurs Blizzard tôt ou tard. Sur mon premier serveur, j’ai rencontré quelques joueurs, j’ai intégré une guilde et je me suis tout de suite bien entendu avec tout le monde, devenant en quelques semaines très proche du GM.

Six mois plus tard, le serveur ferme. Je décide de migrer avec quelques-uns sur un autre, mais je me retrouve seul, certain ayant décidé de ne pas poursuivre, d’autres étant directement arrivés sur Officiel. Finalement, je rejoins Blizzard en Aout 2007. Je retrouve un ancien du serveur privé avec lequel je m’entends bien et il m’invite dans sa guilde, je suis alors de niveau 14. Xp rapide car je connaissais déjà bien les quêtes et la classe (leveling en palaheal full force, faut en vouloir). Au niveau +50, je me brouille avec le GM qui s’amuse à expulser des joueurs sans aucune raison. Las de l’ambiance stressante, pesante et omniprésente de cette guilde, je décide de la quitter pour de plus vertes pâtures.

Chemin faisant, je saute de guilde en guilde, ne rencontrant que des GM tyrannique, absent et même malsain (pour ne pas dire complètement fêlé du bocal). Finalement, je décide de monter ma propre guilde car j’ai un projet, regrouper des joueurs qui cherchent la même chose que moi pour avancer ensemble, quelques chose qui ressemble à ce que j’ai connu sur privé.

Une réelle implication

Être GM demande un investissement considérable, non pas forcément en temps de jeu, mais en gestion et coordination des efforts de guerre. Comme beaucoup de guilde, nous avons connu pas mal de trouble fêtes, voir même des situations qui approchaient le disband. Toujours est-il que nous sommes encore là, et pas que grâce à moi.

Il est impossible de gérer une guilde seul, vous devez vous entourer d’un cercle restreint de joueur qui sont aptes à faire tourner la boutique sans vous. Toutefois, ne restez pas absent trop longtemps. J’ai vu pas mal de guilde dépérir par l’absence du GM alors que des officiers se chargeaient de les faire fonctionner.

Il y a deux types de GM, les joueurs impliqués et les joueurs passifs. Un GM impliqué se demande ce qu’il peut faire pour sa guilde et non pas ce qu’elle peut faire pour lui. Un GM passif ne fera rien et finalement n’arrivera pas à grand chose.

La gestion de ma guilde (familiale HL) me demande bien 25% à 50% de mon temps de jeu, aussi bien sur le relationnel entre joueurs (gérer les conflits), sur les relations publiques (image de la guilde et campagne de recrutement), sur l’aide à apporter aux joueurs, la programmation des raids, les réunions de guilde, les réunions de crise… J’ai fait le choix de garder le côté humain de la guilde et ne pas la transformer en guilde usine/pgm quand j’en ai eu l’occasion. L’avenir m’a donné raison, de nombreux joueurs sont arrivés et nous ont permit de tenir nos objectifs, même si cela me demande pas mal de temps de jeu supplémentaire en « gestion ».

Consolider une guilde

Il n’y a pas de formule miracle, au début, cela passe par du relationnel. Je connais quelqu’un qui connais quelqu’un qui connais quelqu’un… Il vous faut les éléments moteurs de base, que vous souhaitiez monter une guilde familiale ou une guilde usine. Il y a peu de chance qu’un joueur débarque avec une guilde sans personne et lui permette de devenir l’une des premières guilde du serveur en deux semaines. D’ailleurs la création de grosses guildes dépend pour beaucoup de la dissolution d’autres grosses guildes.

Au départ, beaucoup de nouveaux joueurs vont vous rejoindre, puis partir, d’autre vont rester. Ce qu’après quelques semaines/mois que vous verrez un noyau dur se former. Ces joueurs seront ceux sur lesquels vous pourrez compter, vous déléguerez certaines taches comme le recrutement ou la gestion d’une éventuelle banque de guilde. Autour graviteront les nouveaux joueurs, ceux moins présent, ceux sur le départ.

Sur cette base vous pourrez commencer la construction d’une guilde solide via des supports externe comme un forum et un chat vocal (TeamSpeak, Mumble, Skype, Ventrilo…) privé.

Les crises

Toutes les situations décrites ci-dessous sont tirées de faits réels.

Au cours de son existence, une guilde passe toujours par de nombreuses crises. Elles peuvent être provoquées par des joueurs ou des situations et sont des épreuves généralement pénible. La « crise » la plus courante est celle du joueur renégat, un joueur qui s’oppose ouvertement au GM et qui a le soutient d’autres membres. On voit souvent cela lors d’arrivées massives de joueurs alors que la guilde a déjà un noyau dur. Difficile d’entrer dans le cercle fermé des anciens alors les jeunes se regroupent et on assiste à un conflit entre les deux clans. Deux issues possibles, le départ des nouveaux ou la résolution de la crise.

Une autre crise courante est celle du putch. Un joueur arrive (souvent introduit par un officier ou un ancien) fait copain-copain avec tout le monde, investit du temps et de l’argent dans la guilde, recrute des gens, fait venir ses amis. Petit à petit, il met en place un gouvernement parallèle et quand on le malheur de le contredire…. boum. Dans les faits, tous les amis de ce joueurs sont partis avec lui, il a emporté dans l’affaire l’officier qui l’avait fait entrer (il ne voulait pas qu’on lui reproche cette crise) et deux joueurs qui étaient en guilde avant. Ils ont fondé leur propre guilde qui a disband depuis.

Chaque évènement peut créer une crise qui devra être résolue au plus vite, avant que les choses n’empire. Si la guilde est forte et solide, elle s’en remettra, sinon ca sera plus difficile.

Orientation et objectif: être réaliste

Chaque guilde a un objectif. Que ce soit les raids ou juste une bonne ambiance, le plus important est non pas de réaliser l’objectif, mais surtout de voir si on peut le réaliser. Si aucun joueur ne votre guilde n’est présent le même jour, il n’y aucune chance que vous puissiez faire des raids. Le tout est de définir des objectifs et de recruter des joueurs qui correspondent à cet objectif.

Par exemple, à l’heure ou j’écris ce sujet, ma guilde recrute des heals pour des raids une fois par semaine, le jeudi soir de 21h00 à 00h00. Nous disposons de 2 paladins et 1 chaman. Donc nous cherchons un druide ou un prêtre, ou même les deux (Knights of Eternality sur Uldaman si il y a des intéressés ^^).

  • Nous connaissons notre objectif: Tomber du boss
  • Nous connaissons nos disponibilités: jeudi soir (éventuellement dimanche soir)
  • Nous connaissons les classes recherches: prêtre et/ou druide

Avec ça, je délimite mes paramètres de recherche et je montre que je sais ce que je veux.

Il est important d’afficher vos objectifs, afin d’éviter de recruter des joueurs qui ne les partagent pas et quitteront la guilde après quelques jours.

Il y a aussi les objectifs créé par la guilde, c’est souvent le cas d’une guilde se disant Casu et familiale, qui ne s’intéresse pas particulièrement aux raids. Petit à petit les joueurs vont vouloir tester de nouvelles choses dont les raids et plus il y en aura d’intérressé plus il sera important de répondre à la demande. Cela fait partie de l’évolution normale d’une guilde.

Finalement…

Diriger une guilde n’est pas forcément le meilleur moyen de jouer selon ses envies, on prend le risque d’être dépasser par les événements, de perdre du temps de jeu. Il faut vraiment le vouloir et ne pas le faire juste « parce que c’est fun ».

Dire que ce n’est que le début de cette GM story.

4 réflexions sur “ GM story ”

  1. Pala heal depuis mes débuts, avec ses plaisirs et ses souffrances (la fin de la periode wotlk a été horrible), japprecie vraiment tes articles qui sentent le vécu et qui sont raisonnés. Félicitations pour ton site:)

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