A Cure for Life

a-cure-for-lifeA Cure for Life s’impose comme une purge cinématographique, mais ça a le mérite d’être raccord avec le thème de la cure thermale.

Note : ☆☆☆☆☆

Lockhart est un jeune financier dont la tâche va être de ramener son patron qui est partit en cure.

En dehors de la réalisation qui utilise une esthétique particulière, très en accord avec l’ambiance générale du film, absolument rien ne sauve ce film du naufrage le plus total. Pour ce faire une idée de l’intrigue, il faut imaginer un mixer où l’on place des dizaines d’idées bonnes au demeurant, mais dont la mixture finale n’est qu’une bouillie infâme et gerbante.

Il serait beaucoup trop long de lister tous les défauts du film tellement ils sont colossaux et nombreux, mais globalement, il faut se dire que rien n’a de sens, tout est énigmatique jusque dans les 5 dernières secondes où le « héros », qui a l’origine est juste un tricheur doublé d’un petit con, va nous servir un magistrale sourire machiavélique sans AUCUNE PUTAIN DE FUCKING RAISON.

Donc…

  • on ne sait pas en quoi consiste la Cure
  • on ne sait pas pourquoi le méchant fait ce qu’il fait
  • on ne sait pas pourquoi personne ne voit le taux de mortalité des patients de 100% de cet institut
  • on ne sait pas pourquoi le village d’à côté semble être peuplé de débiles profond de type « bouseux »
  • on ne sait pas à quoi servent ces anguilles qu’on voit de partout même sur l’affiche et que donc la logique du fusil de Tchekhov voudrait que ça servent le scénario à un moment où à un autre
  • on ne sait pas pourquoi il y a des gens qui flottent dans des cuves

Sinon…

  • on sait pourquoi c’est au « héros » d’aller chercher son patron : « Ton prédécesseur à ton poste – qui vient de mourir d’une crise cardiaque – était pote avec le patron, tu prend son poste et donc l’amitié du patron avec… » (paye ta logique)
  • on sait qu’il y a des anguilles de partout mais c’est marrant de tenter de nous intriguer avec des bruits dans les canalisations : « mais qu’est-ce qui donc peut-il être dedans, je me le demande »… (prend nous pour des cons)
  • on sait qu’il y a des anguilles de partout mais ça servait à rien d’éventrer une vache pour le montrer : « vous avez vu, même là… oui je vous dis, même là »…

Donc, A Cure for Life est une catastrophe et je ne comprend pas les critiques dithyrambiques qu’il reçoit…

 

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