Ex machina

ex-machinaLes films dont l’intrigue tourne autour du développement d’une IA sont rarement bon car très souvent sujets à des incohérences et des défauts de compréhension de ce qu’est une IA et malheureusement, si Ex Machina tente quelque chose de nouveau, cela ne suffit pas.

Note : ★★★☆☆

Caleb gagne un concours interne à sa boite, il va passer une semaine chez Nathan, son patron, pour faire connaissance. Nathan, génie de l’informatique, veut lui présenter Ava, une IA hors norme.

Toute l’idée du film repose sur le fait que Caleb doit faire passer le test de Turing à Ava pour déterminer si oui ou non il s’agit d’une IA. Sauf qu’à aucun moment on ne comprend l’enjeu de ce test. On sait tous logiquement ce qu’il va se passer si le test échoue, Nathan recréera une nouvelle version plus aboutie, mais en cas de réussite ? De plus, quel est l’intérêt d’un corps physique ?

Her résumait très bien le problème ou l’avancée technologique que représente une IA notamment à l’ère d’internet : un programme informatique capable de décoder les sentiments humains et éventuellement de les reproduire. L’absence de représentation physique dans Her permettait de masquer ses interactions et représentait également l’angoisse du personnage principale de ne pas savoir visuellement ce que fait sa compagne.

Ce qui est particulier avec Ex Machina, c’est que l’intelligence d’Ava ne fait aucun doute, l’enjeu repose plus l’interaction entre les personnages de Caleb et d’Ava. Le corps physique d’Ava montre clairement qu’elle n’est pas humaine et pourtant le ressenti de Caleb vis-à-vis d’elle tend à démontrer le contraire.

Parler de ce film sans spoiler reste difficile. Tout ce que je peux dire, c’est que beaucoup de choses restent en suspend comme les motivations de Nathan et d’autres éléments scénaristiques qui n’ont pas vraiment de sens et que finalement, c’est beaucoup plus un film sur la nature humaine que sur l’IA.

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