Fantomiald

Chez Disney, j’ai toujours préféré l’univers des canards à celui des souris, et même si je suis un grand fan de Don Rosa et de son personnage de Picsou (plus particulièrement du jeune Picsou durant son ascension vers la richesse) c’est vers son neveu Donald que balance mon cœur. Et en Avril 2017, nous avons droit à une nouvelle édition de l’intégrale de Fantomiald.

Par certain aspect, je me retrouve chez Donald, aussi bien sur le côté flemmard et grasse-matinée que pour son côté passionné quand il se lance à la conquête d’un domaine précis. Bon malheureusement cela ne finit pas toujours très bien pour lui, rarement même, car il est assez maladroit et souvent même s’il est plein de bonne intention, il finit par faire une bêtise. Il a aussi un côté plus terre-à-terre que Mickey avec souvent des ennuis financiers, de voisinage, etc… tout en conservant un côté aventureux de part les nombreuses expéditions que Picsou l’oblige à mener.

Ce qui me dérange le plus en réalité, c’est la relation un peu malsaine qu’il entretien avec Picsou qui l’exploite autant qu’il peut et ne reconnait que très rarement ses qualités. L’ultime affront, c’est quand Donald est accusé d’avoir eu une mauvaise idée alors que son idée de base est très bonne mais que Picsous voulant maximiser le profit la dévoie et ça termine en catastrophe : coffre de Picsou éventré, une vallée inondée, etc…

Fantomiald est justement la possibilité de Donald de se venger d’un oncle et d’une pseudo-fiancée tyrannique, d’un cousin obséquieux et parfois d’une bande de neveux un peu casse-bonbons même s’ils ne pensent pas à mal. Fantomiald incarne notre personnalité intérieure qui a envie de dire leurs quatre vérités à un patron, un collègue ou un voisin.

J’aime aussi ce personnage pour ce qu’il montre de Donald au lecteur sans pour autant le laisser transparaitre aux habitants de Donaldville, c’est à dire une personnalité forte, inventive, déterminée et souvent altruiste. Cela créé un vrai lien avec le personnage, une réelle empathie.

Et quand j’écris ces lignes, je me remémore une action très belle de Picsou qui parle à un Gontran un peu énervé de ne pas avoir été choisit comme héritier de Picsou : « Donald à un travail, une fiancée, des neveux à élevé. Il a du mérite alors que tu ne dois tout qu’à ta chance ».

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