Grave

graveUn soir on m’a dit : « Tu veux venir voir Grave ? ». J’ai répondu « Oui », c’est vrai qu’un film est toujours une source d’étonnement. Une fois dans le ciné, on me dit : « Tu sais de quoi ça parle ? », « Non », « Ben c’est une fille qui devient cannibale, mais t’inquiète, c’est pas trop gore ».

Note : ★★★★☆

Justine, 16 ans, est la surdouée d’une famille de vétérinaires végétariens. Elle entre alors à l’école vétérinaire ou sa sœur est étudiante et où ses parents ont été formés.

Même si ce type de film n’est pas ma tasse de café, je ne peux que reconnaître le talent de réalisation et la maîtrise de l’ambiance. Tout est étrange, malsain, presque contre-nature, dans cette école vétérinaire où le côté « étudiants joyeux » côtoie le glauque et morbide des morgues animales et humaines.

Les acteurs, presque tous des inconnus, campent des personnages atypiques parfaitement raccord avec l’ambiance glauque de l’école, tout en évoluant presque normalement au sein des autres étudiants plus standards, avec une mention spéciale pour Garance Marillier, l’héroïnes et Ella Rumpf, sa sœur, pour des performances très étranges.

Grave regorge de symbolique, que ce soit dans la métamorphose des personnages ou dans les ambiances parfaitement maîtrisées, allant parfois jusqu’à mêler plusieurs métaphores au sein d’un même plan se focalisant sur un même fait.

En bref, j’ai apprécié et ce n’est pas si gore que cela et malgré le sentiment d’inconfort et la perplexité avec laquelle on accueille la fin.

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