Les quatre fantastiques

les-quatre-fantastiquesAprès un film vraiment moyen en 2005 et une suite un peu mieux mais sans vraiment plus en 2007, les Quatre Fantastiques reviennent dans les salles obscures. Est-ce que cette fois sera la bonne ? Est-ce que nouveau l’échec annoncé ?

Note : ★★☆☆☆

Red Richards est un bricoleur de génie, avec un de ses amis, Ben Grimm, il met au point une sorte de téléporteur qui téléporte on ne sait pas vraiment où. Un jour, Franklin Storm vient lui apprendre qu’il a ouvert un portail vers une autre dimension.

C’est insupportable de voir un film enterré avant même sa sortie, surtout quand ces funérailles se basent sur des polémiques à la con. C’est certain que modifier les personnages comme cela, avec deux personnages frère et soeur qui n’ont pas la même couleur de peau, c’est assez déroutant. Mais d’un autre côté est-ce que c’est vraiment délirant ? Entre l’époque des FF de Stan Lee et aujourd’hui, les technologies et les moeurs ont évolué et pour intéressé le public, pour qu’il y ait des points de repères, il est toujours intéressant d’actualiser les personnages. Faire de Susan une enfant adoptée n’a rien de choquant et ça explique beaucoup mieux une relation importante entre le frère et la soeur, puisqu’ils ont presque le même âge et ont grandis ensemble.

Le film en soit est bien réalisé. De l’enfance peut délirante, digne des enfants surdoués dans les films des années 80 capables de mettre en série des N64 pour servir de gros processeur, à la fin de l’adolescence avec la réalisation du projet. On comprend que les enjeux du film sont alors dans les aspirations et désirs des protagonistes. Quand Red nous explique qu’il s’en moque d’être célèbre, mais qu’il veut se sentir utile, on comprend alors sa réelle motivation.

Puis vient la phase “découverte des pouvoirs”. Au début, les effets sont incontrôlables et très traumatisant dans leur manière de se manifester puis chacun des personnages sera impacté de manière différente : Johnny est plutôt content car “c’est cool” et il a envie de s’en servir, Susan et Ben sont beaucoup plus angoissés à l’idée que ces pouvoirs soient définitifs, ce qui d’ailleurs a toujours été un problème dans le comics pour Ben. Quant à Red, il est entre les deux, il voit l’intérêt, s’en sert, mais aimerait bien reprendre sa vie d’avant. Ces différents points de vue auront des répercussions sur les relations entre les héros.

Je trouve personnellement ce passage très réussi car il montre que, contrairement à beaucoup de super-héros, tout ne se fait pas en un jour et qu’un an après l’évènement qui a généré les pouvoirs, tout ne va pas bien. Nos héros sont contraint (pour diverses raisons) d’apprendre à utiliser leurs pouvoirs mais attendent une contrepartie.

Le principal problème du film réside dans le traitement du méchant. Victor Von Doom est un bon personnage avant de devenir méchant, mais sa phase “grand-pas-beau-qui-veut-tout-casser” ne tient pas vraiment la route et le combat final est beaucoup trop vite expédié pour être crédible. On a droit à un bon démarrage avec un monstre sans aucune pitié, une montée en puissance du personnage et une tension de plus en plus palpable avant que cela ne se termine plus vite que ça n’avait commencé. C’est vraiment l’effet pétard mouillé avec la tension qui augmente au fur et à mesure que la mèche se consume et qui finalement n’aboutit à rien de plus qu’un pet sur une toile cirée.

Tout ce foutoir pour une simple et bonne raison, le réalisateur s’est barré environ un mois avant le fin du tournage car le studio était beaucoup trop dirigiste. J’aimerais voir la véritable version de Josh Trank à qui on doit le superbe Chronicles, un peu comme j’aimerais voir le Ant-Man d’Edgar Wright et non celui de Marvel.

Cela dit, on m’avait tellement vendu le film comme une bouse que j’en suis sortit plutôt content.

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