Mad Max : Fury Road

mad-max-fury-roadQue se passe t’il quand on permet à un réalisateur de faire ce qu’il veut avec une franchise qui n’a pas de limite ? Mad Max : Fury Road.

Note : ★★★★★

Max rencontre Furiosa aux commandes d’un gros camion qui fuit l’armée de cinglés d’Immortan Joe.

Avec un scénario digne d’un timbre poste et un délire complètement démesuré de George Miller (le réalisateur des précédents Mad Max), Fury Road nous offre un très grand divertissement avec cette course de stock car mortelle de presque 2 heures. Car oui, quand on veut faire un film de bagnoles où ça pète dans tous les sens, autant ne faire que cela, mais le faire bien et donc en dehors de quelques minutes de pauses entre deux courses poursuites acharnées, tout est démesuré et grandiose.

Si Miller laisse libre cours à son imagination et à ses fantasmes, il travaille néanmoins l’esthétique et l’univers de son film.

Tout l’univers du film repose sur le symbolisme des couleurs, avec des couleurs chaudes pour les scènes d’action dans le désert et les couleurs froides pour les moments plus calmes. Chaque tache de couleur chaude dans l’ambiance froide témoigne d’un trouble ou d’un malaise : une explosion rouge loin dans la nuit, un projecteur blanc perçant la pénombre ou encore les maîtresses en fuite d’Immortan Joe qui n’arrive pas à dormir dans la lumière jaune d’une lanterne alors que Furiosa et Max sont sereins dans l’ombre au volant du véhicule. Ces mêmes maîtresses incarnent, par leurs vêtements blanc, la pureté de la race recherchée par Immortan Joe. Cette recherche de la pureté se traduit également dans les War Boys, les hommes de mains d’Immortan Joe, qui sont blancs immaculés au point d’en paraître malades.

Et la musique, mon dieu, la musique. Telle une chevauchée de Valkyries aux airs de métal et de tambours tribaux, les musiciens sont littéralement dans le film et chevauchent leurs destriers de chrome et de pistons pour nous livrer une ode barbare et fantasque. L’aspect purement décalé du souverain incarné par Immortan Joe qui emporte avec lui sa fanfare quand il part en campagne pour reconquérir ses dulcinées, fanfare qui l’annonce à des kilomètres à la ronde, tel un avertissement à tout ce qui pourrait se dresser sur son chemin.

En parlant des destriers de métal, on notera le travail fourni sur la customisation très intéressante des véhicules qui. Bien qu’on ressente l’aspect bricolage avec des pièces provenant de véhicules très différents, il en émane une forme de badasserie et de classe propre à cet univers. On ne s’étonnera pas de voir deux carrosseries Cadillac DeVille empilées sur quatre énormes roues de monster-truck avec des pots d’échappements chromés, un camion-citerne blindé et équipé tel un tank ou une Ford Model B Deuce convertie en char romain. De la même manière, les individus dans ce film ont leurs propres croyances mélangeant à la fois plusieurs religions et une déification du moteur V8.

Donc une très bonne surprise que ce Mad Max : Fury Road qui atterrira sans doute dans ma vidéothèque.

PS : non je ne suis pas un grand connaisseurs en voiture (http://www.autonews.fr/dossiers/votre-quotidien/191111-mad-max-fury-road-voitures/)

Laisser un commentaire